Titre : L'affaire KHIDER - Histoire d'un crime d'Etat impuni 

 Auteur : Tarik KHIDER

 

— Tu es Si Mohamed Khider ? 

— Oui. Qui es-tu ? 

— Je veux te dire deux mots.

— Est-ce si urgent ? Pourquoi n’es-tu pas venu chez moi ?   

— J’ai eu peur de vous déranger.

— Qui vous a donné mon adresse ?  

— Je l’ai obtenue par l’Ambassade d'Algérie à Madrid.    

Pressé, Mohamed Khider s’excuse et demande à l'inconnu de revenir le lendemain. Une voiture de couleur claire, dont le conducteur semble aux aguets,  est garée derrière eux.

L'inconnu porte la main droite à l’intérieur de son manteau. Il en sort un pistolet. Tire un coup de feu, qui touche Khider au poignet. Son épouse l'étreint immédiatement pour faire bouclier de son corps. Puis, elle ouvre la portière, côté passager, et dégringole avec lui sur le sol.

L’agresseur fait le tour du  véhicule et tire un second coup de feu. Mohamed Khider court se mettre à l'abri. L’assassin le poursuit, pistolet au poing. Une troisième détonation. Khider s'affale sur le sol. L'assassin s’agenouille devant le corps secoué de spasmes et l'achève froidement de plusieurs balles, à bout portant... 

Par cette soirée froide du 3 janvier 1967, à Madrid, l'un des "chefs historiques"  de la Révolution algérienne vient de rendre son dernier souffle. Il paie ainsi son opposition à la dictature, pour entrer au Panthéon des patriotes victimes de leurs "frères" : Abane Ramdane, Krim Belkacem, Mohamed Khemisti, le Colonel Chaabani, Mohamed Boudiaf, Ali Mecili...

Sur fond de dissensions politiques, de luttes de pouvoir, et de manœuvres occultes autour du "Trésor du FLN", l'auteur dissèque les dessous de ce crime d'Etat, et révèle le nom de l'assassin, de son mentor, inculpés par un juge espagnol, et de leurs commanditaires à Alger.  

La raison d'Etat finira, une fois de plus, par bâillonner la justice et protéger les criminels d'une imparable impunité.

L'affaire Khider - Histoire d'un crime d'État impuni

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  • — Tu es Si Mohamed Khider ? 

    — Oui. Qui es-tu ? 

    — Je veux te dire deux mots.

    — Est-ce si urgent ? Pourquoi n’es-tu pas venu chez moi ?   

    — J’ai eu peur de vous déranger.

    — Qui vous a donné mon adresse ?  

    — Je l’ai obtenue par l’Ambassade d'Algérie à Madrid.    

    Pressé, Mohamed Khider s’excuse et demande à l'inconnu de revenir le lendemain. Une voiture de couleur claire, dont le conducteur semble aux aguets, est garée derrière eux.

    L'inconnu porte la main droite à l’intérieur de son manteau. Il en sort un pistolet. Tire un coup de feu, qui touche Khider au poignet. Son épouse l'étreint immédiatement pour faire bouclier de son corps. Puis, elle ouvre la portière, côté passager, et dégringole avec lui sur le sol.

    L’agresseur fait le tour du  véhicule et tire un second coup de feu. Mohamed Khider court se mettre à l'abri. L’assassin le poursuit, pistolet au poing. Une troisième détonation. Khider s'affale sur le sol. L'assassin s’agenouille devant le corps secoué de spasmes et l'achève froidement de plusieurs balles, à bout portant... 

    Par cette soirée froide du 3 janvier 1967, à Madrid, l'un des "chefs historiques"  de la Révolution algérienne vient de rendre son dernier souffle. Il paie ainsi son opposition à la dictature, pour entrer au Panthéon des patriotes victimes de leurs "frères" : Abane Ramdane, Krim Belkacem, Mohamed Khemisti, le Colonel Chaabani, Mohamed Boudiaf, Ali Mecili...

    Sur fond de dissensions politiques, de luttes de pouvoir, et de manœuvres occultes autour du "Trésor du FLN", l'auteur dissèque les dessous de ce crime d'Etat, et révèle le nom de l'assassin, de son mentor, inculpés par un juge espagnol, et de leurs commanditaires à Alger.  

    La raison d'Etat finira, une fois de plus, par bâillonner la justice et protéger les criminels d'une imparable impunité.

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