Titre : Avril 80

Insurgés et officiels du pouvoir racontent Le « Printemps Berbère »

Auteur : Ouvrage collectif coordonné par Arezki AÏT-LARBI

 

Pour la première fois réunis dans un même ouvrage, des insurgés d’Avril 80 et des officiels, qui étaient aux premières lignes de défense du pouvoir, racontent le « Printemps berbère ». Ils s’étaient affrontés avec conviction, parfois violemment ; ils en parlent avec sérénité, sans haine. A des degrés divers, ils ont accepté de se découvrir sans fard, et pour certains, de livrer leur intimité profonde, n’occultant ni leurs angoisses, ni leurs doutes, ni leurs faiblesses.

L’ambition de ce livre n’est pas d’écrire l’histoire d’un mouvement qui a imposé un irréversible point d’inflexion à un régime autiste. Mais de fixer quelques repères de l’insurrection citoyenne, à travers les histoires multiples, profondément humaines et dans une subjectivité assumée, de quelques acteurs de premier plan. Avec le souci, pour le uns, de rendre compte de cette extraordinaire communion dans la quête d’un même idéal : la liberté. Et pour les autres, d’exprimer le soulagement d’avoir limité les dégâts.

Malgré une stratégie singulière qui avait répudié la violence, le pari des insurgés d’Avril 80 était bien périlleux. Face à un pouvoir dopé à l’intolérance d’une idéologie hybride, le « socialisme arabo-islamique », qui ne faisait pas dans le détail, la contestation risquait de s’écraser contre un cocktail morbide d’autoritarisme soviétique et de despotisme oriental.

Trente ans après le sursaut de ce Printemps au parfum de gaz lacrymogènes, le bilan de luttes perverties laisse une étrange sensation d’acte manqué. Pris entre les mâchoires d’une même tenaille durant la terreur des années 90, l’espoir réinventé sera tragiquement enterré par la sanglante provocation du « Printemps noir » de 2001. Ses 126 morts, sacrifiés par la conjonction de la bêtise et de la haine, finiront dans les statistiques de la « tragédie nationale », au nom d’une « réconciliation » frelatée. Dans une intolérable impunité. De locomotive démocratique qui rêvait d’entrainer le pays dans sa palpitante aventure, la Kabylie, livrée au désordre de la délinquance, au racket du « terrorisme résiduel » et à la rapine des nouvelles féodalités locales, est réduite au rôle peu glorieux d’instrument dans les jeux du sérail.

Nous sommes donc revenus à la case départ, dans un environnement encore plus hostile. Par ces temps d’impasse politique, de régression sociale et d’incertitudes sur l’avenir, l’esprit du « Printemps berbère » mérite d’être revisité. Dans notre histoire tourmentée, c’est une étape salutaire de ressourcement.

 

Genre : Témoignages

Format : 155 mm X 235 mm

ISBN : 978-9961-9786-5-8

Nombre de pages : 282 

Prix public TTC : 590 DA

 

Avril 80 : le Printemps berbère

590,00دجPrix
  • Titre : Avril 80
    Insurgés et officiels du pouvoir racontent Le « Printemps Berbère »

    Auteur : Ouvrage collectif coordonné par Arezki AÏT-LARBI

    Pour la première fois réunis dans un même ouvrage, des insurgés d’Avril 80 et des officiels, qui étaient aux premières lignes de défense du pouvoir, racontent le « Printemps berbère ». Ils s’étaient affrontés avec conviction, parfois violemment ; ils en parlent avec sérénité, sans haine. A des degrés divers, ils ont accepté de se découvrir sans fard, et pour certains, de livrer leur intimité profonde, n’occultant ni leurs angoisses, ni leurs doutes, ni leurs faiblesses.

    L’ambition de ce livre n’est pas d’écrire l’histoire d’un mouvement qui a imposé un irréversible point d’inflexion à un régime autiste. Mais de fixer quelques repères de l’insurrection citoyenne, à travers les histoires multiples, profondément humaines et dans une subjectivité assumée, de quelques acteurs de premier plan. Avec le souci, pour le uns, de rendre compte de cette extraordinaire communion dans la quête d’un même idéal : la liberté. Et pour les autres, d’exprimer le soulagement d’avoir limité les dégâts.

    Malgré une stratégie singulière qui avait répudié la violence, le pari des insurgés d’Avril 80 était bien périlleux. Face à un pouvoir dopé à l’intolérance d’une idéologie hybride, le « socialisme arabo-islamique », qui ne faisait pas dans le détail, la contestation risquait de s’écraser contre un cocktail morbide d’autoritarisme soviétique et de despotisme oriental.

    Trente ans après le sursaut de ce Printemps au parfum de gaz lacrymogènes, le bilan de luttes perverties laisse une étrange sensation d’acte manqué. Pris entre les mâchoires d’une même tenaille durant la terreur des années 90, l’espoir réinventé sera tragiquement enterré par la sanglante provocation du « Printemps noir » de 2001. Ses 126 morts, sacrifiés par la conjonction de la bêtise et de la haine, finiront dans les statistiques de la « tragédie nationale », au nom d’une « réconciliation » frelatée. Dans une intolérable impunité. De locomotive démocratique qui rêvait d’entrainer le pays dans sa palpitante aventure, la Kabylie, livrée au désordre de la délinquance, au racket du « terrorisme résiduel » et à la rapine des nouvelles féodalités locales, est réduite au rôle peu glorieux d’instrument dans les jeux du sérail.

    Nous sommes donc revenus à la case départ, dans un environnement encore plus hostile. Par ces temps d’impasse politique, de régression sociale et d’incertitudes sur l’avenir, l’esprit du « Printemps berbère » mérite d’être revisité. Dans notre histoire tourmentée, c’est une étape salutaire de ressourcement.

     

    Genre : Témoignages
    Format : 155 mm X 235 mm
    ISBN : 978-9961-9786-5-8
    Nombre de pages : 282 
    Prix public TTC : 590 DA

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