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            Les livres de KOUKOU Editions                   disponibles en France     

 
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    Décès de Nabile FARES   

 Lire l'hommage de Karima LAZALI et Ali CHIBANI  

 

   Voir l'hommage à l'ACB-Paris (vidéo)   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rue Sombre au 144 bis de Hakim LAÂLAM

Extraits (pages 71 à 84)

 

Le greffier fit enfin entrer Selim et son avocat, Maître Hammas, dans le bureau du juge d’instruction. Le magistrat ne leva même pas la tête. D’un geste court de la main - une main fine dont la manucure soignée des doigts sauta aux yeux de Selim dès le seuil franchi- il indiqua un fauteuil à maître Hammas, un peu en retrait, derrière, et une chaise en bois dur en face de lui, presque collée à son bureau sur laquelle s’assit Selim. Cette pièce, de taille respectable contrastait violemment avec l’aspect austère, poussiéreux et brinquebalant du tribunal. Ici, tout semblait rangé avec une minutie inquiétante. Un sens du détail saisissant. Une rame de papier blanc d’où ne dépassait aucune feuille, l’ensemble respectant au millimètre près le format 21/27. Deux pots à crayons aux mines que l’on aurait dit taillées à l’identique, au laser, un huissier pouvant faire foi. Des dossiers aux couvertures tellement neuves, tellement nettes de toutes taches et griffonnages que l’on aurait peine à imaginer qu’ils aient été ouverts un jour. La sacoche en cuir du juge, de celles que les dandys algérois portent à l’épaule d’un air faussement décontracté, mais qui octroie, parait-il, à son porteur un certain standing, cette sacoche-là était rutilante. Le cuir vieilli, mais pas trop. Le ton rouille ajoutait une touche « cuir authentique » à l’objet. Sa surface  dénotait un entretien quotidien, méticuleux et presque acharné. Le point culminant, l’apothéose de ce bureau sorti tout droit de l’imaginaire d’un névrosé de la propreté, c’était le magistrat lui-même. Petit polo Lacoste de la couleur de la sacoche. Vêtement sportswear, mais pourtant repassé à en faire crever les yeux des interlocuteurs tellement était voyant le pli du fer. Pantalon de toile virant discrètement vers le rouge brique. Là aussi, le repassage avait accompli son œuvre, implacable et têtue de précision linéaire. Petite touche d’originalité, une folie en ces lieux, une fine gourmette en or au poignet droit, comme pour gentiment trahir un brin de fantaisie contrôlée dans cet espace aseptisé, si tant est que la fantaisie puisse trouver place dans le regard du Pet’ sec ! C’est le surnom que lui donneront par la suite Selim et Sofiane. Un sobriquet né du sentiment partagé qu’ils avaient  en face d’eux  un personnage tout entier chargé de leur en faire baver, tout droit sorti d’une caricature sado-maso, de ces cartoons où le méchant, bien mis, bien propre, javellisé à souhait ne répugne cependant pas à mettre la main à la sale besogne, celle de cuisiner les pouilleux que le régime lui offrait en pâture. Tout chez cet homme respirait le calcul, le montage, l’évaluation, le  soupesé. Même son crâne, largement dégarni en son milieu devait avoir bénéficié d’un intérêt particulier qui lui conférait la même teinte bronzée que le reste de la peau. A ce niveau-là de composition, il ne s’agissait plus de maniaquerie, de névrose, mais littéralement de perversion. Une perversion contenue. Mal contenue, car finalement trahie par les yeux. Ceux du Pet ‘sec auraient du être classés officiellement dans la nomenclature des armes non conventionnelles. Il en usait comme le criminel de sa lame. Avec science. Avec une évidente délectation. Avec une brutalité toute habillée d’un acidulé écœurant. L’honorable juge aux doigts si habilement manucurés jouait de ses yeux comme une prostituée abordant le dernier client de la soirée, dans le quartier le plus mal famé d’une bourgade oubliée des hommes et du bonheur non rémunéré. Tantôt, le Pet’ sec papillonnait des mirettes, tantôt, il les braquait sur vous comme deux gyrophares, tantôt, il les plissait dans la posture du cobra  qui se targue de patience gourmande, mais, toujours, il vous faisait vous réfléchir dedans, comme dans le miroir impitoyable de votre déchéance, vous rappelant d’un regard que vous étiez à sa merci, à celle de son bureau astiqué au Monsieur Propre et à celle aussi de ce temps qu’il salivait, qu’il savourait de vous prendre impunément. Juste parce qu’un jour, le téléphone, son téléphone, ce beau Samsung que l’on aurait dit sorti à l’instant de sa boite tellement aucune éraflure ne défigurait sa jolie façade de métal brossé et qui était là, posé sur le bord de la table, avait sonné. Qu’une voix un peu plus ferme, un peu plus insistante, un peu plus perverse que la sienne lui avait ordonné de « travailler le client », de vous « traiter » avec les raffinements dont seuls les juges de cette justice, de la justice de l’Autre avaient le secret.

— Répondez en arabe aux questions que je vous pose ! cracha-t-il au visage du journaliste. Vous avez besoin d’un traducteur ? Car la loi vous autorise à demander le recours à un traducteur. Mais, vous savez, il faudra un certain temps avant qu’il vous en soit désigné un. Et vous devrez alors revenir, et revenir encore.

Les yeux du Pet’ sec s’allumèrent un court instant d’une flammèche jubilatoire. Dans ce « vous devrez revenir, et revenir encore », il y avait du chat ! Le chat qui s’amuse à cerner sa proie avec ses papattes, à la faire tomber, à la griffer sans vraiment la blesser et à ne surtout pas la dévorer tout de suite. Selim déclina le recours au traducteur et entreprit une contre-attaque, laquelle, sur le coup l’amusa vraiment. Sa manœuvre consistait à faire répéter systématiquement ses questions au juge. Il fit un usage abusif des « pardon ? Vous  avez dit ? » «  Pourriez-vous répéter la question ? ». Un usage qui aurait fait pâlir d’envie Stéphanie de Monaco. La journée était perdue. Selim était coincé là. Autant pousser le challenge jusqu’au bout et montrer qu’en terme de perte de temps, les gens de la Maison de la Presse n’étaient pas des novices. Juste derrière, Maître Hammas bougeait nerveusement dans son fauteuil, tentant, avec sa voix légendaire de stentor de recadrer l’entrevue. A chaque fois, il se voyait remettre plus profond dans son siège par les réparties cinglantes du Pet’ sec :

— Maître ! Ce n’est pas à vous que je pose la question. C’est au prévenu. Il est Algérien que je sache ! Il comprend donc ce que je dis. N’intervenez que lorsque je vous le demanderai, s’il vous plait.

 Selim s’entendit répondre à la place de son avoué :

— En matière d’algérianité, Monsieur le juge d’instruction, et avec tout le respect que je dois à votre fonction, je ne pense pas avoir de leçon particulière à recevoir. Je suis d’une famille qui n’exhibe pas ses enfants martyrs sur les murs, en tableaux du mérite, en médailles posthumes et autre colifichets que le ministère des Anciens combattants délivre, pour se délivrer du véritable devoir de mémoire et du travail sur l’histoire. Mais une petite recherche vous permettra de découvrir si vous ne le savez pas, qui est M’hamed, mon père. Qui était son frère, Saïd, jeté d’un hélicoptère en vol par l’armée coloniale, ou encore qui était Mohamed Yahia, chef du réseau du Train à Paris, en 1957. Non monsieur le juge d’instruction, je ne pense pas que ce soit le lieu pour jauger de l’algérianité des uns et des autres.

Bizarrement, Selim ne perçut presque pas d’animosité dans sa voix, dans la salve-réponse qu’il venait de décocher au Pet’ Sec. Aucune haine. Juste de la lassitude. Une profonde et envahissante lassitude. Une sorte de distance résignée qui l’empêcha salutairement de raconter ce père si pudique sur son passé, sur ses séjours dans les pénitenciers de Paul Cazelles et de Saint Leu. Des années après, des dizaines d’années après, à la mort de ce père connu sur le tard, Selim reçut un courriel de condoléances émanant d’un vieux professeur retraité, natif de Bordj Bou Arreridj lui aussi, résidant à présent aux Etats Unis et qui lui narrait une anecdote jusqu’alors inconnue de la famille, parce que tout simplement tue par « Ammi M’Hamed », sobriquet affectueux donné par les Bordjiens au père de Selim : 

— Vous ne le savez peut-être pas, mais Ammi M’hamed, que Dieu l’accueille en son vaste paradis, a permis le convoyage de la première ronéo vers le maquis de la wilaya III. Il était de garde ce jour-là, à son poste de cheminot, gare de Bordj, et il fît de telle sorte que la machine, outil de propagande redouté par l’armée française et objet de toutes les recherches puisse être embarquée clandestinement dans un wagon et acheminée ensuite à bon port. Ayant encore le souvenir de l’humilité de votre père, je suppose qu’il n’a jamais évoqué cet épisode-là devant vous…

Le correspondant « américain »  de Selim supposait vrai. Mais, le journaliste allait-il raconter son père à ce juge prétentieux et affreusement creux ? Allait-il narrer à ce manucuré, appointé aux ordres téléphonés et aux verdicts dictés, cet autre épisode dont les murs de Bordj ont retenti longtemps ? Ce commando de jeunes Djounoud emmené par le lieutenant Mohamed H, traqué par les paras et débarquant à minuit passée au domicile de Ammi M’hamed ? Fatigués, exténués par la marche forcée, à bout de souffle, affamés et trainant avec eux un blessé, ils trouvèrent là un havre, un refuge inespéré. Leurs vêtements, treillis de fortune en lambeaux, étaient bouffés par les poux et la vermine. Les chaussettes collaient à la plante de pieds ensanglantés par les pataugas. Les soldats se virent énergiquement pris en charge par la maisonnée. Les habits s’en furent bouillir dans une immense marmite. De la « kessra », cette galette des hauts plateaux faite de semoule et d’huile d’olive tellement rare à l’époque, vint envahir délicieusement leurs estomacs vides. Et des couvertures chaudes recouvrirent leurs corps endoloris, le temps d’une nuit courte, mais inespérée dans cet environnement hostile, grouillant de casernements et de patrouilles ennemies. Là aussi, des années après, Selim fit se rencontrer son papa et le jeune lieutenant commandant la section. Mohamed H fondit en larmes à la vue de Ammi M’hamed devenu grabataire, mais ayant gardé une mémoire intacte des événements de cette nuit-là. Non ! Selim ne raconterait pas tout cela au juge d’instruction, auto intronisé ce jour-là évaluateur en chef de l’algérianité des prévenus. Non ! La mémoire de son papa valait un peu mieux, beaucoup mieux que cet espace de torture. Torture pratiquée par un Algérien sur un autre Algérien. Il lui fallait fuir ce lieu. C’est à ce moment précis de détachement fatigué, presque nauséeux, que Selim découvrit le pigeonnier, en face. Sur un toit visible à partir de la fenêtre située derrière le bureau du juge d’instruction. A un demi-mètre au-dessus de son crâne d’œuf superficiellement doré aux UV. Une terrasse, bouffée par les « assiettes », des paraboles à profusion, la plupart gagnées par la rouille et le sel marin, le port étant situé à une encablure du pâté de maisons, en contrebas. En fait de pigeonnier, il s’agissait d’une colonne de cheminée désaffectée par la désaffection des Algériens pour les cheminées trouvées dans les appartements qu’ils investirent à l’indépendance. Selim avait toujours observé avec amusement le peu d’intérêt qu’accordaient ses concitoyens à cet accessoire de maison qu’est la cheminée. Il ne comptait plus les domiciles qu’il avait visités, où il avait été invité ou tout simplement où il s’était trouvé un jour, par hasard et dont les cheminées anciennes avaient été soit carrément bouchées, obstruées par quelque paravent hideux, dans le meilleur des cas fermées par un muret de briques pleines. Dans l’appartement  familial, chez ses parents, rue Larbi Ben M’hidi, au cœur d’Alger, trônait au salon l’une de ses belles cheminées d’époque. Impériale. Massive, de marbre mâtinée de pierre noble, pas de cette pierre dont les apprentis décorateurs d’aujourd’hui usent, abusent et plaquent sur tout, dans les intérieurs des maisons, à l’extérieur, à même les trottoirs jouxtant les demeures, comme signe ostentatoire et socialement admis de  l’opulence. Selim avait de tout temps été fasciné par les pieds de cette cheminée. De part et d’autre de l’antre, ils représentaient les pattes d’un lion. Des pattes d’un réalisme effrayant, fortes et munies de grosses griffes. Combien de fois, en pleine saison de canicule, couché sur le carrelage couleur terre cuite, il s’était laissé aller à chercher un peu de fraîcheur sur cette partie-là précisément du marbre, promenant dessus ses mains d’enfant, en douces caresses. Dans cette torpeur délicieuse, il lui arrivait  de s’endormir, rêvant à des contrées peuplées de félins, de tribus sauvages et belliqueuses, et d’explorateurs beaux, blonds et invariablement dotés par la nature d’yeux couleur azur. Compositions cartes postales puisées dans la lecture avide de vieux almanachs traînant dans le débarras, entassés sur des étagères poussiéreuses, entre des jouets déglingués et des malles au secret aussi lourd que les cadenas qui en condamnaient l’ouverture. De ses siestes-là, de ces instants de rêverie profonde, assoupie, Selim se réveillait toujours avec le secret espoir de voir sa cheminée soudain animée, pleine de vie, peuplée d’ombres en transes et de tragédies dont il était, lui, le héros. Mais la cheminée était plus éteinte que jamais. Froide et hautaine, comme pour signifier sa désapprobation des hommes et de leur manque de considération, de leur lâche  abandon de l’essence des choses. Selim n’avait pas souvenance d’avoir vu un jour des buches crépiter dans cette cheminée. Elle n’avait pas été condamnée définitivement, mais sa porte en fer gris blanc était baissée. Enfant, il avait bien tenté un jour de l’entrouvrir, en vain. La rouille et le temps avaient fait leur œuvre. Et ses menottes, ses petites mains fragiles renonçaient au bout de quelques vaines tentatives et de multiples égratignures.

 

— Pourquoi user du sarcasme envers l’Autre ? Ne devez-vous pas respect et dévotion à l’Autre ? Ne devons nous pas, tous, dévotion à l’Autre ?

 La question brutale du juge fit revenir Selim dans l’affreux bureau de l’instruction. Il réagit à peine à l’interpellation sans ménagement du magistrat. Allait-il à présent être contraint de s’engager dans un débat surréaliste sur l’humour, le rire, la dérision, le sarcasme ou encore le cynisme ? Le juge, ignorant tout de ce qui se jouait pardessus ses épaules, ne soupçonnant pas un instant l’intérêt que portait Selim à l’immeuble en face, à son pigeonnier et à l’historique fantasmé des cheminées résiduelles en république algérienne, voulut enfoncer le clou :

— Croyez-vous que l’on puisse rire de tout, même de l’Autre ? asséna-t-il, sûr de son avantage.

 Les yeux du journaliste répondirent de tous leurs cils : « oui ! ». Un oui en battements successifs et rapides. Un oui propulsé comme un projectile rageur à la face de cet inquisiteur de l’humour et de la caricature. Un oui qui, pourtant, se transforma piteusement en un non minable, fluet, honteux et sonnant comme « voilà ! Je vous l’ai donnée votre réponse, celle que vous attendiez, celle que vous souhaitiez, celle que vous rêviez peut être de me voir vous livrer. Laissez-moi à présent revenir à mes pigeons ! ». Mais le Pet’ sec ne semblait pas l’entendre de cette oreille. Le non ne lui suffisait pas, ne calmait pas sa faim d’humiliation, son ratio journalier d’abus de pouvoir à asséner. Il dégaina ses yeux-scalpels pour susurrer à Selim :

— Vous savez, dans ma bibliothèque, à la maison, je ne possède pas moins de trois gros dictionnaires. Et dedans, la différence entre humour et sarcasme est superbement définie, décrite. Visiblement satisfait par cette révélation capitale sur le nombre, le poids et l’épaisseur de ses dictionnaires, le juge plissa encore un peu plus les yeux de jouissance à peine contenue.

Non ! Pas ça ! Le Pet’ sec n’allait tout de même pas pousser son avantage de juge à la botte, de magistrat prépayé, d’homme de la nuit et des paraphes truqués jusqu’à entamer un cours magistral de linguistique et donner à voir la richesse insoupçonnée de sa bibliothèque ! Selim trouvait proprement irréel cette cohabitation entre le cliquetis des touches du clavier sur lequel le greffier tapait avec l’application des clercs d’antan le rapport d’audition, l’intérêt juste poli, et surtout professionnel que portait Maître Hammas au formidable auto-déploiement des connaissances syntaxiques du juge et la fatigue de plus en plus visible chez lui. Une fatigue teintée d’irritation que le ballet des pigeons n’arrivait même plus à atténuer. « Le juge et les belles lettres ». Selim se dit que cela ferait une belle chronique pour le lendemain. Une de celles, nombreuses qui aurait pour effet certain de le faire convoquer à nouveau dans ce bureau, face à ce même « homme de loi » ou à un autre, tant la justice avait reçu ordre de trouver le temps de s’occuper des pisse-copies. Plus surréaliste encore, cette attention pointilleuse du juge d’instruction pour des mots, les mots d’un pitre, d’un amuseur public, d’un bonimenteur, d’un flibustier du verbe, alors qu’au même moment, dehors, dans la salle d’attente du Pet’ Sec, sur les bancs en bois inconfortables et tagués, des détenus, certains soupçonnés de meurtres attendaient leur tour, rongeaient leur frein, ne devinant évidemment pas toute l’ampleur des joutes académiques, des enjeux épistémologiques colossaux que leur juge instructeur imposait à un dangereux délinquant du verbe coincé à l’intérieur du bureau des supplices.