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            Les livres de KOUKOU Editions                   disponibles en France     

 
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    Décès de Nabile FARES   

 Lire l'hommage de Karima LAZALI et Ali CHIBANI  

 

   Voir l'hommage à l'ACB-Paris (vidéo)   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Repères chronologiques[1]

 

 

Lundi 10 mars 1980

Parti d’Alger, en compagnie de Salem Chaker, pour donner une conférence à l’université de Tizi-Ouzou sur « les poèmes kabyles anciens », Mouloud Mammeri est intercepté par un barrage de police à Draa Ben Khedda.

Conduit à la wilaya, le chef de cabinet du wali lui notifie l’interdiction de la conférence.

 

Mardi 11 mars 1980.

Première manifestation dans les rues de Tizi-Ouzou.

 

Mercredi 12 mars 1980.

L’assemblée générale des étudiants de Tizi-Ouzou adopte une " lettre ouverte au président de la République " dans laquelle elle revendique le droit au développement de la culture berbère, et propose l'adoption du berbère comme seconde langue nationale.

 

Jeudi 13 mars 1980.

Dans la nuit du 12 au 13 mars, campagne d’inscriptions du FFS sur l’axe Alger-Tizi-Ouzou et en Kabylie. Panneaux de signalisation routière et abribus sont recouverts de slogans : " Démocratie ", " Aït Ahmed au pays ! ", " Halte au génocide culturel ! ", " néo-FLN-Fasciste ", " Tous opposants ! "

 

Samedi 15 mars 1980.

Une délégation d’étudiants est reçue à la présidence de la République par Abdelmalek Benhabylès, secrétaire général, auquel elle remet la lettre ouverte au président.

 

Dimanche 16 mars 1980.

Premières manifestations de lycéens à Larbaa-Nath-Irathen, puis Azazga et Aïn El Hammam.

 

Lundi 17 mars 1980.

Le soir, un gala-meeting du chanteur Ferhat Imazighen Imula est organisé à Hasnaoua. Le débat tourne autour de thèmes politiques. Les noms d’opposants comme Hocine Aït-Ahmed et Mohamed Boudiaf sont, pour la première fois, ouvertement évoqués.

 

Jeudi 20 mars 1980.

Sous le titre les « donneurs de leçons », El Moudjahid publié un article signé KB (sans doute Kamel Belkacem, le rédacteur en chef) particulièrement virulent contre Mouloud Mammeri.

 

Mardi 25 mars 1980.

Mouloud Mammeri est reçu par Abdelhamid Mehri, ministre de l'Information, qui lui présente des excuses, mais s’oppose à la publication de sa réponse.

 

26 mars 1980

Nouvelle manifestation à Tizi-Ouzou qui rassemble près d’un millier d’étudiants.

Tentative de manifestation des étudiants de Boumerdès à Alger, vite dispersée par la police

 

30 mars 1980

Récital d'Aït-Menguellet à la porte de Pantin, à Paris. Le Comité de défense des droits culturels en Algérie appelle à un rassemblement silencieux devant l'ambassade d'Algérie en France.

 

7 avril 1980

La manifestation de la place du 1er Ma à Alger est violemment réprimée. Plusieurs blessés, des dizaines d’arrestations.

L’université d’Alger se met en grève.

A Tizi-Ouzou, les étudiants votent la grève illimitée et occupent l’université.

 

8 avril 1980

A Alger, une tentative de manifestation des étudiants est violemment refoulée par la police. 

Un Bureau de coordination inter instituts est mis en place.

 

10 avril 1980

Le FLN organise une contre-manifestation à Tizi-Ouzou.

 

11 avril 1980

La réponse de Mouloud Mammeri à El Moudjahid est publiée par le quotidien parisien Le Matin. Ronéotypée, elle est largement diffuée en Algérie et en France.

 

13 avril 1980

Les élèves du lycée Amirouche de Tizi-Ouzou se mettent en grève et occupent l'établissement.

Les travailleurs de l'hôpital envoient une motion de soutien aux étudiants grévistes et une lettre au président Chadli demandant l'arrêt de la répression.

Un tract, signé Comité de soutien aux étudiants et travailleurs en grève, appelle à une grève générale pour le 16 avril. Il est attribué au FFS.

 

15 avril 1980

Occupation de l'hôpital de Tizi-Ouzou.

 

16 avril 1980

La grève générale est suivie dans toute la Kabylie.

Le chanteur Ferhat Imazighen Imula est enlevé à l’aéroport d’Alger.

Le ministère de l'Enseignement supérieur lance un ultimatum aux étudiants de Tizi-Ouzou pour reprendre les cours le 19 avril.

Le soir, les grévistes de la Sonelec, Sonelgaz, Sonitex, Casoral et ceux de l’hôpital, les étudiants, les enseignants et les lycéens créent un Comité populaire de coordination.

 

20 avril 1980

1 h du matin. Les forces de répression envahissent tous les établissements occupés (université, hôpital, usines). Les étudiants surpris dans leur sommeil sont assommées dans leurs lits. De centaines d’arrestations.

Des rumeurs font état de 32 morts et de centaines de blessés.

Une grève générale spontanée a été déclenchée par la population de Tizi-Ouzou.  

La Kabylie est coupée du monde. Interdiction d'accès à tout le monde et aux journalistes en particulier.

 

21 avril 1980

Condamnation de 21 manifestants à El-Kseur.

Des barricades commencent à s'ériger à Tizi-Ouzou.  

La population des villages environnants marche sur la ville pour protester contre la répression.

 

22 avril 1980

Un peu partout dans les rues de Tizi-Ouzou, de durs combats opposent les manifestants aux forces de répression.

Grève de solidarité déclenchée à l'hôpital Mustapha (Alger) par le personnel soignant.

 

23 avril 1980

4e journée de la grève générale. Des arrestations massives ont lieu un peu partout en Kabylie.

 

24 avril 1980

Retour au "calme" progressif.

 

25 avril 1980

La ville est quadrillée par les forces de répression. La RTA filme les endroits saccagés.

A 17 h, l'ambassadeur d'Algérie est reçu au quai d'Orsay ; à 17 h 50 le préfet de police de Paris signifie au Comité de défense des droits culturels en Algérie, l'interdiction de la marche prévue pour le lendemain.

 

26 avril 1980

Malgré l'interdiction de la manifestation par le préfet, et le contre-ordre lancé par le CDDCA par voie de presse et audiovisuelle, près de 500 personnes ont tenté de se rassembler. 400 manifestants ont été interpellés par la police et conduits à Vincennes où ils furent fouillés, photographiées et fichées.

 

29 avril 1980

A Paris, le préfet de police interdit la manifestation silencieuse du CDDCA prévue pour le 1er mai.

 

10 mai 1980

Gala de Matoub Lounès à l'Olympia. Une minute de silence est observée en signe de solidarité avec le mouvement populaire en Algérie.

 

12 mai 1980

Grève à la Fac d'Alger.

 

16 mai 1980

Une liste de 24 détenus déférés devant la cour de sûreté de l'Etat de Médéa est publiée par El Moudjahid.

 

18 mai 1980

Grève générale à Tizi-Ouzou suivie massivement par la population.

 

19 mai 1980

Manifestation de protestation contre la répression à Alger.

 

21 juin 1980

14 h. Meeting de soutien aux détenus en Algérie, tenu à la Bourse du travail à Paris.

 

25 juin 1980

Journée de soutien aux détenus organisée à Tizi-Ouzou. A 20 h, L'APS annonce la mise en liberté provisoire des 24 détenus de Berrouaghia pour le lendemain.

 

26 juin 1980

Tizi-Ouzou en fête, accueille les détenus.

 

Liste des 24 détenus

 

ABBOUTE Arezki - AGGOUN Ahmed - AHMED ZAID Idir - AIT LARBI Arezki - AIT OUAKLI Rachid - ALI CHEIKH Ourabah - BACHA Mustapha - BELGHEZLI Achour - BEN AMOUN Kamel - BERDOUS Mammar - BOUKRIF Salah - BRAHIMI Ali - CHEMIME Mokrane - HALET Rachid - KHELLIL Saïd - LAMARI Idriss - LOUNAOUCI Mouloud - NAIT ABDELLAH Mohamed - RACHIDI M’hamed - SAADI Mouloud - SAADI Saïd - STIET Mohamed - TARI Aziz - ZENATI Djamel



[1] D’après le journal de Rachid Chaker

 

 

 

 

 

 

Repères chronologiques[1]

 

 

Lundi 10 mars 1980

Parti d’Alger, en compagnie de Salem Chaker, pour donner une conférence à l’université de Tizi-Ouzou sur « les poèmes kabyles anciens », Mouloud Mammeri est intercepté par un barrage de police à Draa Ben Khedda.

Conduit à la wilaya, le chef de cabinet du wali lui notifie l’interdiction de la conférence.

 

Mardi 11 mars 1980.

Première manifestation dans les rues de Tizi-Ouzou.

 

Mercredi 12 mars 1980.

L’assemblée générale des étudiants de Tizi-Ouzou adopte une " lettre ouverte au président de la République " dans laquelle elle revendique le droit au développement de la culture berbère, et propose l'adoption du berbère comme seconde langue nationale.

 

Jeudi 13 mars 1980.

Dans la nuit du 12 au 13 mars, campagne d’inscriptions du FFS sur l’axe Alger-Tizi-Ouzou et en Kabylie. Panneaux de signalisation routière et abribus sont recouverts de slogans : " Démocratie ", " Aït Ahmed au pays ! ", " Halte au génocide culturel ! ", " néo-FLN-Fasciste ", " Tous opposants ! "

 

Samedi 15 mars 1980.

Une délégation d’étudiants est reçue à la présidence de la République par Abdelmalek Benhabylès, secrétaire général, auquel elle remet la lettre ouverte au président.

 

Dimanche 16 mars 1980.

Premières manifestations de lycéens à Larbaa-Nath-Irathen, puis Azazga et Aïn El Hammam.

 

Lundi 17 mars 1980.

Le soir, un gala-meeting du chanteur Ferhat Imazighen Imula est organisé à Hasnaoua. Le débat tourne autour de thèmes politiques. Les noms d’opposants comme Hocine Aït-Ahmed et Mohamed Boudiaf sont, pour la première fois, ouvertement évoqués.

 

Jeudi 20 mars 1980.

Sous le titre les « donneurs de leçons », El Moudjahid publié un article signé KB (sans doute Kamel Belkacem, le rédacteur en chef) particulièrement virulent contre Mouloud Mammeri.

 

Mardi 25 mars 1980.

Mouloud Mammeri est reçu par Abdelhamid Mehri, ministre de l'Information, qui lui présente des excuses, mais s’oppose à la publication de sa réponse.

 

26 mars 1980

Nouvelle manifestation à Tizi-Ouzou qui rassemble près d’un millier d’étudiants.

Tentative de manifestation des étudiants de Boumerdès à Alger, vite dispersée par la police

 

30 mars 1980

Récital d'Aït-Menguellet à la porte de Pantin, à Paris. Le Comité de défense des droits culturels en Algérie appelle à un rassemblement silencieux devant l'ambassade d'Algérie en France.

 

7 avril 1980

La manifestation de la place du 1er Ma à Alger est violemment réprimée. Plusieurs blessés, des dizaines d’arrestations.

L’université d’Alger se met en grève.

A Tizi-Ouzou, les étudiants votent la grève illimitée et occupent l’université.

 

8 avril 1980

A Alger, une tentative de manifestation des étudiants est violemment refoulée par la police. 

Un Bureau de coordination inter instituts est mis en place.

 

10 avril 1980

Le FLN organise une contre-manifestation à Tizi-Ouzou.

 

11 avril 1980

La réponse de Mouloud Mammeri à El Moudjahid est publiée par le quotidien parisien Le Matin. Ronéotypée, elle est largement diffuée en Algérie et en France.

 

13 avril 1980

Les élèves du lycée Amirouche de Tizi-Ouzou se mettent en grève et occupent l'établissement.

Les travailleurs de l'hôpital envoient une motion de soutien aux étudiants grévistes et une lettre au président Chadli demandant l'arrêt de la répression.

Un tract, signé Comité de soutien aux étudiants et travailleurs en grève, appelle à une grève générale pour le 16 avril. Il est attribué au FFS.

 

15 avril 1980

Occupation de l'hôpital de Tizi-Ouzou.

 

16 avril 1980

La grève générale est suivie dans toute la Kabylie.

Le chanteur Ferhat Imazighen Imula est enlevé à l’aéroport d’Alger.

Le ministère de l'Enseignement supérieur lance un ultimatum aux étudiants de Tizi-Ouzou pour reprendre les cours le 19 avril.

Le soir, les grévistes de la Sonelec, Sonelgaz, Sonitex, Casoral et ceux de l’hôpital, les étudiants, les enseignants et les lycéens créent un Comité populaire de coordination.

 

20 avril 1980

1 h du matin. Les forces de répression envahissent tous les établissements occupés (université, hôpital, usines). Les étudiants surpris dans leur sommeil sont assommées dans leurs lits. De centaines d’arrestations.

Des rumeurs font état de 32 morts et de centaines de blessés.

Une grève générale spontanée a été déclenchée par la population de Tizi-Ouzou.  

La Kabylie est coupée du monde. Interdiction d'accès à tout le monde et aux journalistes en particulier.

 

21 avril 1980

Condamnation de 21 manifestants à El-Kseur.

Des barricades commencent à s'ériger à Tizi-Ouzou.  

La population des villages environnants marche sur la ville pour protester contre la répression.

 

22 avril 1980

Un peu partout dans les rues de Tizi-Ouzou, de durs combats opposent les manifestants aux forces de répression.

Grève de solidarité déclenchée à l'hôpital Mustapha (Alger) par le personnel soignant.

 

23 avril 1980

4e journée de la grève générale. Des arrestations massives ont lieu un peu partout en Kabylie.

 

24 avril 1980

Retour au "calme" progressif.

 

25 avril 1980

La ville est quadrillée par les forces de répression. La RTA filme les endroits saccagés.

A 17 h, l'ambassadeur d'Algérie est reçu au quai d'Orsay ; à 17 h 50 le préfet de police de Paris signifie au Comité de défense des droits culturels en Algérie, l'interdiction de la marche prévue pour le lendemain.

 

26 avril 1980

Malgré l'interdiction de la manifestation par le préfet, et le contre-ordre lancé par le CDDCA par voie de presse et audiovisuelle, près de 500 personnes ont tenté de se rassembler. 400 manifestants ont été interpellés par la police et conduits à Vincennes où ils furent fouillés, photographiées et fichées.

 

29 avril 1980

A Paris, le préfet de police interdit la manifestation silencieuse du CDDCA prévue pour le 1er mai.

 

10 mai 1980

Gala de Matoub Lounès à l'Olympia. Une minute de silence est observée en signe de solidarité avec le mouvement populaire en Algérie.

 

12 mai 1980

Grève à la Fac d'Alger.

 

16 mai 1980

Une liste de 24 détenus déférés devant la cour de sûreté de l'Etat de Médéa est publiée par El Moudjahid.

 

18 mai 1980

Grève générale à Tizi-Ouzou suivie massivement par la population.

 

19 mai 1980

Manifestation de protestation contre la répression à Alger.

 

21 juin 1980

14 h. Meeting de soutien aux détenus en Algérie, tenu à la Bourse du travail à Paris.

 

25 juin 1980

Journée de soutien aux détenus organisée à Tizi-Ouzou. A 20 h, L'APS annonce la mise en liberté provisoire des 24 détenus de Berrouaghia pour le lendemain.

 

26 juin 1980

Tizi-Ouzou en fête, accueille les détenus.

 

Liste des 24 détenus

 

ABBOUTE Arezki - AGGOUN Ahmed - AHMED ZAID Idir - AIT LARBI Arezki - AIT OUAKLI Rachid - ALI CHEIKH Ourabah - BACHA Mustapha - BELGHEZLI Achour - BEN AMOUN Kamel - BERDOUS Mammar - BOUKRIF Salah - BRAHIMI Ali - CHEMIME Mokrane - HALET Rachid - KHELLIL Saïd - LAMARI Idriss - LOUNAOUCI Mouloud - NAIT ABDELLAH Mohamed - RACHIDI M’hamed - SAADI Mouloud - SAADI Saïd - STIET Mohamed - TARI Aziz - ZENATI Djamel



[1] D’après le journal de Rachid Chaker